La constitution de l’OMS consacre le droit fondamental de tout être humain de posséder le meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre. Ce droit à des soins de santé suppose de pouvoir accéder en temps opportun à des soins acceptables, abordables et de qualité appropriée.

Le droit à la santé comporte quatre éléments : la disponibilité, l’acceptabilité et la qualité des soins de santé. Cependant, dans les pays en développement comme le Sénégal l’offre et l’accessibilité aux soins soulèvent un épineux problème notamment pour les populations les plus démunis et celles habitant en milieu rural.

En effet, l’offre semble être insuffisante à la demande car la plupart des structures de soins sont incapables d’offrir des soins de qualité et de quantité adaptés aux usagers. Malgré les efforts, le constat général reste toujours le même : la population souffre toujours du déficit d’accès aux soins. La mortalité infanto juvénile et la mortalité maternelle demeurent à des niveaux élevés. Malgré la réforme hospitalière, les structures sanitaires au Sénégal sont gangrenées de maux qui ralentissent leur bon fonctionnement.

L’état des bâtiments : la description du par hospitalier laisse à un sentiment d’abandon et de vétusté malgré que la majeure partie des hôpitaux soit de création récente. Le manque d’entretien des bâtiments et des équipements accélère leur dégradation et réduit leur durée de vie. L’état des équipements :malgré l’accroissement du budget sanitaire national, il est impossible de ne pas relever l’extrême faiblesse du plateau technique dans les hôpitaux sénégalais.

Au Sénégal, environ 85 pourcent des postes de santé avec maternité ne possèdent pas à la fois une table d’examen consultation, une table d’accouchement, un tensiomètre, un pèse-bébé, un frigo, un moto et un stérilisateur. Pour les régions de Tambacounda, Matam et Kaolack ces chiffres sont encore plus élevés et atteignent 92 pourcent. Par ailleurs, seulement 19 pourcent des centres de santé disposent à la fois d’un appareil de radiologie et de radiographie.

Certains hôpitaux sont dans un état de dégradation qu’ils nécessitent une réhabilitation complète. Le matériel sophistiqué dont elles ont été équipées est généralement en panne; la cuisine est donc faite au charbon de bois et la lessive à la main. Il existe des services techniques chargés à la maintenance mais le personnel est rapidement dépassé face au manque de formation requise, à l’insuffisance de moyens humains , matériels et financiers à tous les niveaux.

En outre le personnel en place par ailleurs très mal formé à l’utilisation des appareils est loin d’être aussi performant sur du matériel de conception et de provenance différentes. La majorité du personnel soignant se trouve à Dakar alors que les dans les autres régions, les populations rurales accèdent difficilement aux services de santé surtout les services spécialisés ( Dakar et capitales régionales).

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